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AgriVoltaics 2020

Du 26 au 28 août prochain, l’agrivoltaïsme a rendez-vous à Perpignan (Pyrénées-Orientales). La filière dressera une photo(graphie) des avancées en matière de recherche et développement et de déploiement des installations, en France et à travers le monde.

« L’agrivoltaïsme, cela peut devenir le meilleur allié de l’agriculture, comme son pire ennemi ». Dès l’entame d’une conférence dédiée à l’agrivoltaïsme, au Salon de l’agriculture, Antoine Nogier, président de Sun’Agri, mettait les pieds dans le panneau. « Nous avons plus que jamais besoin de terres agricoles pour répondre aux enjeux alimentaires, donc il est hors de question d’artificialiser des terres arables avec des panneaux. En revanche, en les suspendant à quatre ou cinq mètres de haut, on peut produire du raisin, des fruits et des légumes au-dessous, avec en prime des gages de résilience vis à vis du changement climatique ».

Sun’Agri connait son sujet : depuis dix ans, l’entreprise française développe son expertise dans le pilotage dynamique de panneaux mobiles et suspendus, avec des cautions des plus sérieuses telles que l’Inrae ou encore ITK, une entreprise montpelliéraine fournissant des outils numériques d’aide à la décision en productions végétales et animales.

Fin 2018, elle a inauguré son premier démonstrateur grandeur nature dans un vignoble des Pyrénées-Orientales.

Sun’Agri exploite quatre sites expérimentaux sur le pourtour méditerranéen. Une localisation qui ne doit rien au hasard. En 2019, c’est dans cette région que des records de chaleur ont été battus, culminant à 46°C. L’occasion « rêvée » de jauger l’effet amortisseur des panneaux, comparativement à des parcelles témoin. « En vigne, sur notre site de Piolenc (Vaucluse), la surface foliaire était plus importante et les rameaux plus longs », déclare Perrine Fortin, responsable du pôle agri à Sun-Agri. “On a également enregistré une augmentation du poids des baies, une amélioration de la coloration, une augmentation de l’acidité, le tout avec une économie d’environ un tiers de la consommation d’eau. En verger de pommier, à La Pugère (Bouches-du-Rhône), on a réalisé la même économie d’eau, ménagé le stress hydrique, pour une production finale équivalente en quantité et en qualité, avec cependant une baisse du sucre tout en restant conforme aux normes commerciales. Il faut préciser que pour cette première expérience en arboriculture, les panneaux ont suivi la courbe du soleil. En 2020, avec nos partenaires Inrae et ITK, nous introduirons un pilotage intelligent fondé sur les besoins du verger ».

En partenariat avec les Chambres d’agriculture de Rhône-Alpes, Sun’Agri va par ailleurs construire un démonstrateur dédié à l’arboriculture sur la Sefra, la Station expérimentale fruit d’Auvergne-Rhône-Alpes basée à Etoile-sur-Rhône (Drôme). Autant d’investissements qui témoignent de la foi de Sun’Agri dans l’agrivoltaïsme, corroborée par l’Inrae. « L’agrivoltaïsme présente un intérêt pour l’agriculture en contexte méditerranéen, en offrant la possibilité de contrôler le microclimat et en autorisant des économies d’eau », déclare Yassin Elamri, ingénieur de recherche à l’Inrae. « Des expérimentations complémentaires sont indispensables pour évaluer les performances des systèmes et leur pérennité dans différentes cultures et dans différents contextes pédo-climatiques. Il nous semble par ailleurs nécessaire d’éditer un guide des bonnes pratiques en la matière ». Une tâche à laquelle va s’atteler Sun’Agri, avec différents experts et le concours de l’Ademe, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. L’énergie, un sujet pas du tout abordé lors de la conférence…

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