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Devenir neutre en carbone d’ici à 2030. Telle est l’ambition d’Infineon Technologies fixée lors de son assemblée générale annuelle à Munich, en Allemagne, le 20 février. Le fabricant allemand de puces électroniques, qui compte 41 400 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de près de 8 milliards d’euros en 2019, entend ainsi contribuer activement à réduire les émissions de CO2 dans le monde et à atteindre les objectifs définis dans l’Accord de Paris sur le climat. Son plan va au-delà de sa propre empreinte écologique et comprend non seulement toutes les émissions directes, mais aussi les émissions indirectes de sa production d’électricité et de chaleur. Le but est de les réduire de 70% d’ici à 2025 par rapport aux niveaux de 2019.

40% des émissions évitées avec les produits Infineon

Le changement climatique menace l’écosystème mondial et donc l’existence même de l’humanité, déclare Reinhard Ploss, le directeur général d’Infineon. C’est un fait reconnu que nous devons agir. Avec notre objectif de devenir neutre en carbone, nous prenons un engagement par lequel d’autres personnes extérieures peuvent nous mesurer. Dans le même temps, c’est une motivation pour nous tous de faire tout ce que nous pouvons pour continuer à minimiser notre propre empreinte. Chez Infineon, nous sommes animés par la mission de trouver de meilleures solutions. Les produits d’Infineon sont déjà la base de la transition énergétique et mobilité.

Infineon Technologies se sent investi d’une mission naturelle de réduction des émissions de CO2 de par sa position de numéro un mondial des composants électroniques de puissance. Ces composants jouent un rôle clé dans l’efficacité des systèmes de conversion et de contrôle de l’énergie électrique dans toutes les applications, des centrales solaires aux alimentations de datacenters, en passant par les éoliennes, les chargeurs de véhicules électriques ou encore les moteurs électriques. L’ex-bras armé de Siemens dans les semiconducteurs estime aider ses clients à éviter 40% des émissions de CO2 avec ses produits. Un avantage qu’il entend conforter avec le passage à des composants en carbure de silicium et nitrure de gallium, deux technologies bien plus efficaces que la technologie actuelle de silicium.

Avec ses produits et solutions, Infineon Technologies prétend avoir contribué à réduire les émissions d’un total net de 54 millions de tonnes équivalent CO2 sur son dernier exercice fiscal clos en septembre 2019, après déduction de sa propre empreinte. Cela correspond à la consommation électrique annuelle moyenne de 80 millions d’habitants en Europe ou à la population des dix plus grandes villes d’Europe.

Migration vers les plaquettes de 300 mm

Avec l’objectif de devenir neutre en carbone, l’entreprise franchit une nouvelle étape stratégique en s’attaquant aux consommations d’eau, d’énergie et de matières premières de ses usines, ainsi qu’aux rejets de son appareil de production. Expansion du programme d’efficacité énergétique, traitement des rejets, appel à davantage d’électricité issue d’énergies renouvelables… Elle prévoit d’actionner tous les leviers possibles. Elle place aussi ses espoirs dans son plan agressif de migration de sa production de composants de puissance des plaquettes de 200 mm, qui constituent le standard actuel, vers celles de 300 mm. Elle prévoit de compenser les émissions inévitables par des achats d’électricité verte et par des certificats alliant soutien au développement et réduction de CO2.

Infineon Technologies revendique une efficacité énergétique par centimètre carré de silicium traité supérieure de 52% à la moyenne de l’industrie des semiconducteurs, et estime avoir réduit déjà d’un tiers son empreinte carbone totale grâce au traitement de ses rejets dans de l’air. Un système dans lequel elle a investi environ 50 millions d’euros.

L’entreprise de Munich se targue de figurer depuis dix dans l’indice Dow Jones de développement durable. Dans l’édition 2019, elle y figure aux côtés de seulement six industriels des semiconducteurs, dont notamment TSMC, UMC, ASML et STMicroelectronics. 

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