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Au moins 27 morts, un milliard d’animaux tués et plus de 10 millions d’hectares partis en fumée, les “méga-feux” en Australie vont-ils devenir la norme ? Un scénario probable pour le professeur Richard Betts, codirecteur d’une étude sur l’impact du changement climatique sur les incendies. “Les températures en Australie sont extrêmes, mais c’est ce à quoi on s’attend à l’échelle mondiale, avec une hausse des températures de presque 3°C. Cela nous montre à quoi le futur pourrait ressembler”, a-t-il expliqué lors d’une conférence à Londres le 13 janvier.

Partout, la planète s’embrase, en Sibérie, en Californie, ou en Amazonie. Des incendies plus violents, plus fréquents, avec le changement climatique, la saison des incendies s’allonge. Elle a déjà augmenté en moyenne de 20%. “Il y aura de plus en plus souvent de fortes températures et des vagues de chaleur, elles vont durer plus longtemps avec le réchauffement climatique. Dans la réalité, les chiffres de 1,5 ou 2 °C à ne pas dépasser, ne sont pas des seuils rigides. Ce sont uniquement des objectifs à respecter. On ne peut pas dire : ‘Si on reste en dessous de 2°C, on va éviter le pire et ça va s’emballer si on dépasse 2°C.’ En fait, ça ne fait qu’empirer”, poursuit le professeur Betts. Seule solution, réduire au plus vite les émissions de gaz à effet de serre, faute de quoi les températures risquent de grimper de 3 à 5°C.

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