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A 35 ans, Johan Lequien est aussi le président de l'UFE Australie (Union des Français de l'étranger) qui compte 270 membres à SydneyA 35 ans, Johan Lequien est aussi le président de l’UFE Australie (Union des Français de l’étranger) qui compte 270 membres à Sydney (Photo Lequien)

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C’est l’équivalent de toute la surface de la Belgique qui est déjà partie en fumée en Australie.

Johan Lequien, son épouse et leurs deux enfants de 2 et 5 ans, vivent sur la rive nord de Sydney. “Il y a eu un épais brouillard et pendant plusieurs jours, l’air était irrespirable, témoigne le Français. On essaie de rester à l’intérieur, on évite toute activité sportive. Les enfants restent enfermés dans la classe, la majorité de la journée, au lieu d’aller dans la cour de récréation.” 

La semaine dernière, le nombre d’admissions aux urgences des hôpitaux a bondi de 24% à Sydney, de 30 % pour les appels téléphoniques. “Beaucoup de personnes s’inquiètent d’une sensation d’irritation au niveau de la gorge, de crises d’asthme et d’angines de poitrine. J’ai ma collègue qui a sa fille qui fait régulièrement de l’asthme, et elle a eu des épisodes assez violents à cause de la pollution liée aux feux de brousse.” 

Un brouillard épais et suffocant sur le célèbre "Harbour bridge", le pont qui traverse la baie de Sydney et relie le quartier "The rocks" à "Milsons Point", noyé dans les fumées des incendies Un brouillard épais et suffocant sur le célèbre “Harbour bridge”, le pont qui traverse la baie de Sydney et relie le quartier “The rocks” à “Milsons Point”, noyé dans les fumées des incendies  (Photo Lequien)

Les incendies les plus proches sont a à peine une heure de route de la baie de Sydney, quasiment encerclée par les feux. Pour les habitants, c’est le réchauffement climatique qui est en cause. Ces trois derniers mois, plus de 200 records de température ont été battus, du jamais vu.

Plusieurs manifestations ont rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Sydney, où des mesures de qualité de l’air 11 fois supérieures au seuil de dangerosité ont été enregistrées. Les autorités sont montrées du doigt, accusées de ne rien faire. Du coup, le gouvernement a lâché l’équivalent de sept millions d’euros pour soutenir les moyens aériens engagés contre ces incendies monstres.

Circular Quay sous la fumée - on ne voit pas le pont de Sydney au  fond. Trois millions d'hectares de brousse ont brûlé en trois mois, soit la surface de toute la BelgiqueCircular Quay sous la fumée – on ne voit pas le pont de Sydney au  fond. Trois millions d’hectares de brousse ont brûlé en trois mois, soit la surface de toute la Belgique (Photo Lequien)

Les pompiers sont 70 000 en Australie, c’est la plus grande armée de soldats du feu au monde. Sauf qu’ici, la plupart sont bénévoles et la population demande au gouvernement de les aider.

Pour beaucoup, lutter contre ces incendies depuis des dizaines et des dizaines de jours, c’est une importante perte de revenus, affirme Johan Lequien. Pendant ce temps-là, ils ne travaillent pas, ils sont en congé annuel pour certains. Les gens en appellent aux autorités pour leur fournir soit des dons, soit des subventions.” 

700 maisons ont été détruites et 6 personnes ont péri depuis septembre. La faune et la flore paient aussi un lourd tribut. “On a perdu beaucoup d’animaux, 2 000 koalas sont morts dans les flammes et le quart de leur habitat naturel a été détruit.” 

La "Skyline" de Sydney sous un soleil rougeLa “Skyline” de Sydney sous un soleil rouge (Photo Lequien)

Difficile de dire quand ces incendies s’éteindront. “Ce sont surtout les températures et le vent qui ont un impact. Le problème, c’est qu’on attend encore une hausse des températures dans les prochains jours, on annonce 40 degrés à Sydney et dans le Queensland. C’est vrai qu’une bonne pluie nous ferait aussi du bien, surtout pour les pompiers qui ont besoin de souffler, ils sont épuisés.” 

Et quand on demande à Johan Lequien, également président de l’UFE Australie, l’Union des Français de l’étranger, si cet épais brouillard âcre et suffocant ne lui donne pas envie de quitter l’Australie, le Français, fataliste, nous répond qu’entre ouragans, inondations, canicule ou typhons, toutes les régions du monde sont aujourd’hui touchées par ces désastres climatiques.     

Lui écrire : johan.lequien@ufe.org

La "Skyline" de Sydney sous la fumee vue du ferry vers ManlyLa “Skyline” de Sydney sous la fumee vue du ferry vers Manly (Photo Lequien)

L’UFE Australie (Union des Français de l’étranger)

Retrouvez cette chronique dans le magazine et sur le site de la mobilité internationale Français à l’étranger.fr

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