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Chute de neige sur la ville de Saint-Etienne, le 14 novembre 2019.Chute de neige sur la ville de Saint-Etienne, le 14 novembre 2019. (R?MY PERRIN / MAXPPP)

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Des chutes de neige dites exceptionnelles en cette saison ont frappé notre pays ces derniers jours. La météo nous avait prévenus grâce à un réseau de puissants calculateurs dont certains fonctionnent en peta flop, c’est une vitesse de calcul qui est d’un million de milliards d’opérations par seconde !  

Pourtant, leurs prévisions ne sont pas sûres à 100% au-delà de quelques semaines, voire moins, mais suffisamment sûres en tous les cas pour anticiper. Dérèglement climatique ou pas, l’exception d’hier peut, aujourd’hui et demain, devenir la règle, canicules en été, vagues de grand froid en hiver. Il reste donc le choix : soit de modifier nos modes de vie avec des aménagements d’horaires ou du télétravail, pour ceux qui le peuvent, et à condition de ne pas être victime de panne électrique.    

Mais si nous voulons à tout prix prendre la voiture, les collectivités doivent investir, par exemple, dans plus de matériels de déneigement, et plus de personnels, mais cela a un coût pour seulement quelques dizaines de jours par an. Et cela ne résout pas tout. S’adapter et/ou financer : il faut choisir !  

Pour les routes, on fait appel au préventif et au curatif en raclant et en salant souvent et au bon moment. Mais le sel est très dommageable pour l’environnement, il pollue les nappes phréatiques. On a même mesuré de la salinité dans nos lacs, il détruit la faune et la flore, et enfin il est corrosif, pour les véhicules. Et tout cela coûte cher. Les 700 000 tonnes de sel répandues sur les axes routiers chaque année représente 100 millions d’euros par an, personnels et matériels compris, sans compter les déneigements pour le ferroviaire et l’aérien.  

Toutefois, on peut réduire la facture économique et environnementale en réduisant le sel, en le mélangeant, par exemple, avec de la roche volcanique, appelé pouzzolane. Et des techniques sont en expérimentation pour stocker de l’eau chaude sous la chaussée en été pour la restituer en hiver et faire fondre la glace.  

Pour l’aérien, on traite les pistes comme pour les routes, et on projette du glycol sur les ailes et le fuselage des avions pour retarder le givrage, il faut donc avoir suffisamment de bassins de rétention, ce qui n’est pas toujours le cas, au risque de polluer nos cours d’eau.  

Pour le ferroviaire, on applique ce même produit sous les trains pour éviter les projections de glace qui provoquent des bris de vitres, ce qui peut être dangereux, notamment dans les croisements de trains.

Le glycol est également largement utilisé pour les voitures et véhicules routiers notamment dans les radiateurs. Produit en milliards de litres dans le monde, il est hautement toxique, donc à surveiller de près.

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