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 “Nous avons découvert que la visibilité des négateurs du climat a été 49% plus importante que celle du changement climatique”, pointe une étude de “Nature Communications”. 

C’est un déséquilibre inquiétant. Les personnalités niant le changement climatique ont bénéficié pendant des années de plus d’attention médiatique que les climatologues reconnus, créant une confusion chez le grand public et un ralentissement de la lutte contre le réchauffement, selon une étude de la revue scientifique Nature Communications (en anglais) publiée mardi 13 août. 

Les chercheurs ont analysé 100 000 articles de la presse papier ou internet publiés entre 2000 et 2016, cherchant les citations et les noms de plusieurs centaines de climatologues de premier plan et un nombre égal d’universitaires, entrepreneurs et hommes politiques doutant du réchauffement de la planète ou attribuant la hausse des températures à des causes “naturelles”.

“Nous avons découvert que la visibilité des négateurs du climat a été 49% plus importante que celle du changement climatique”, expliquent les auteurs de l’étude dirigée par Alexander Petersen, de l’université de Californie à Merced. Les chercheurs établissent toutefois une nuance entre la presse traditionnelle et les “nouveaux médias”. Dans les journaux les plus importants (New York Times, The Guardian, Washington Post…), le chiffre de 49% tombe à seulement 1% de visibilité de plus pour les climatosceptiques. 

“Une telle disproportion dans la visibilité médiatique des arguments et des acteurs à contre-courant dénature la répartition des opinions des experts” et “sape” la crédibilité des climatologues, ont-ils ajouté. Ce déséquilibre est en plus renforcé par l’effet amplificateur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, selon l’étude.

Depuis la publication en octobre dernier d’un rapport alarmant du groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec), la question du réchauffement a pris de l’importance dans les préoccupations du grand public et les manifestations appelant à l’action climatique se sont multipliées. Certains gouvernements occidentaux se sont engagés à la neutralité carbone d’ici 2050.

Mais les médias traditionnels continuent malgré tout à servir de relais à des affirmations douteuses voire discréditées sur le changement climatique.

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