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“En absence de pluies suffisantes en août, intensifiant la sécheresse des sols, la demande en eau pourrait demeurer forte”, affirme le Bureau de recherches géologiques et minières. 

Les deux épisodes caniculaires de juin et juillet ont nettement aggravé l’assèchement des sols. A tel point que les niveaux des nappes phréatiques en France au 1er août sont “globalement très inférieurs” à ceux de 2018 au même moment, a indiqué mardi 13 août le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui craint une dégradation plus importante.

Alors que les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser le déficit pluviométrique enregistré durant l’automne et l’hiver 2018-2019, les canicules et l’absence de précipitations de l’été ont accéléré la baisse des niveaux. A l’exception de la Corse, la plupart des nappes (Alsace, Bourgogne, Auvergne-Rhône-Alpes, sud du Centre-Val de Loire) présentent “des niveaux peu satisfaisants, bas à très bas et parfois proches des minima enregistrés pour un mois de juillet”.

Ce bilan mensuel ne prend pas en compte les précipitations enregistrées début août par Météo France sur quasiment toutes les régions, avec parfois même localement des cumuls de pluie “abondants” en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Nord-Est. Malgré tout, l’ensemble des précipitations prévues pour août “ne devraient pas engendrer une recharge des nappes”, selon le BRGM, qui note que ces pluies, liées souvent à des orages violents, n’auraient généralement pas la capacité de s’infiltrer jusqu’aux nappes. 

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