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Sur le Caillou, 60 millions de sacs plastiques à usage unique sont utilisés chaque année. Au marché de Nouméa, ces produits polluants sont à disposition sur tous les stands. Rapide, pratique et facile, leur utilisation est ancrée dans les habitudes. Pourtant, les commerçants vont rapidement devoir s’adapter à l’interdiction qui entre en vigueur le 1er août prochain.

“Je ne sais pas comment on va faire! ” 

Si des alternatives existent pour remplacer ces emballages plastiques, certains commerçant du marché de Nouméa vivent cette nouvelle réglementation comme une “douche froide” et ne voient pas quelle autre matière première serait aussi performante et économique que le plastique. Pour d’autres, la solution est de tout simplement facturer le prix de cette avancée écologique sur les clients. 
 

On a découvert la réglementation en même temps que beaucoup de monde. Comme d’habitude, c’est une réglementation pour “faire joli” aux yeux du monde…mais ça pénalise les gens qui travaillent au marché parce que nous avons des produits humides, même mouillés, donc utiliser du papier c’est impossible. Je ne sais pas comment on va faire. On est à deux semaines de la mise en place de cette réglementation et on sait pas comment on va faire!

– Christophe Pierron, Président de la Fédération des pêcheurs professionnels de la Province Sud

 

Moi je vais me fournir auprès des fournisseurs, comme des grossistes en emballages, et le prix sera répercuté sur le client et puis c’est tout. Je vois pas où est le problème.

– Alex Feng, commerçant de fruits et légumes au marché de Nouméa  

 

Des consommateurs pratiquent déjà le réemploi 

Sensibilisés à la question écologique, de nombreux consommateurs n’ont pas attendu la mise en place de la réglementation pour utiliser des produits à usage multiple plutôt qu’à usage unique. Une motivation générée par l’ambition mondiale de réduire les impacts environnementaux liés à la productions et la distribution de ces sacs jetables.

Quand j’achète mes fruits et légumes, les commerçants ont toujours des petites corbeilles donc on les met dedans, madame pèse et puis ensuite on met ça dans notre cabas et voilà.” explique Claudette Madure. Même esprit d’adaptation chez Olivier Piton, “Pour ma part, j’essaye de garder chaque sac en papier le plus longtemps possible, je le faisais déjà avec les sacs plastiques mais au bout d’un moment ça s’endommage, là maintenant ça passe au papier donc je continue pour les réutiliser à chaque fois que je viens faire des courses”. 

L’arrêt des sacs plastiques à usage unique lance la première mesure d’une longue série. La prochaine interdiction concernera les cotons tiges, les pailles et la vaisselle, toujours en plastique.

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