(voir version française ci-dessous)

In recent years, the presence of organic food has exploded in our plates and the number of farms that choose to go organic is growing faster than ever. And there’s a good reason! Our society is becoming increasingly aware of how our diet affects our health, especially that of our children. Beyond food issues, the impact of endocrine disruptors on our organization and our environment has become such a concern that public authorities have taken strong measures to raise awareness and increase regulation to reduce the use of chemicals.

More than ever, public health is becoming a major social issue.

In view of the extensive collective awareness, the organic market is trying to meet a demand that is growing fast. Indeed, the statistics of the past 5 years of subsides are self speaking : the number of farms that have requested subsides to convert their farm to organic is such that the quota has been reached. In 2012, the amount was set to 90 millions € per year. French minister of agriculture at the time Stéphane Le Foll had promised to increase the amount to 160 millions euros per year. This was not enough. In 2016, he had announced an additional increase of 50 additional millions € to finance organic farming but also additional pro environement measures.

In parallel, the french agronomic research institute “INRA” published a report this week inwhich the lab calculated the impact that agricultural practices known as “responsible” could have on greenhouse gases. Indeed, the tight relationship between agricultural practices and global warming is most often unknown to the general public. Yet, the soil plays a very important role in the absorption of greenhouse gases by storing the carbon captured by soil crops in the form of organic matter. This is called carbon sequestration. On the other hand, it is well known to the general public that conventional agriculture tends to deplete the land, resulting in a compact soil, with the lack of bacteria and organic nutrients.

At the opposite, regenerative agriculture practices can restore the organic quality and structure of the soil, thus contributing to increase its capacity to store carbon.

INRA, therefore, calculates that 41% of greenhouse gas emissions related to the agricultural sector could be absorbed, and would thus compensate for 6.8% of France’s current “global” emissions (all industrial sectors combined). Thus, “regenerative” agriculture, and by extension, organic food represents a double social challenge: to improve the health of consumers, and to increase soil capacity to store a well-known greenhouse gas: carbon dioxide.

Therefore, the challenge of increasing the number of farms practicing regenerative agriculture is huge. But it must be remembered that between the need to respond to market demand and the difficulty of public authorities to finance the necessary subsidies, there is a gap.

What contributions can civil society (and in particular NGOs and social enterprises) make in this table? A coming article will deepen this question.

 

***VERSION FRANCAISE***

L’enjeu de l’agriculture vis à vis du réchauffement climatique

Ces dernières années, la présence des aliments labélisés bio a explosé dans nos assiettes, et les exploitations agricoles qui choisissent de passer au bio ne cessent de croître. Et pour cause ! Notre société prend de plus en plus conscience de la façon dont notre alimentation impacte notre santé et en particulier celle de nos enfants. Au-delà des enjeux alimentaires, l’impact des perturbateurs endocriniens sur notre organisme et notre environnement est devenu un sujet tel que les pouvoirs publics ont pris des mesures fortes de sensibilisation et de régulation pour accélérer la prise de conscience des consommateurs et la suppression des produits chimiques considérés toxiques.

Plus que jamais la santé publique devient un enjeu majeur de société.

Face à cette prise de conscience collective, le marché du bio tente de suivre une demande qui ne cesse de croître. En cette fin de mandat européen, le bilan est flagrant : le nombre d’exploitations agricoles qui ont sollicités les aides pour convertir leur exploitation au bio est tel que le quota des subventions a largement explosé. En 2012, le montant était fixé à 90 millions d’euros annuels. Stéphane Le Foll s’était engagé, en 2013, à le porter graduellement à 160 millions d’euros par an. Insuffisant. En 2016, il avait annoncé le déblocage de 50 millions supplémentaires pour financer l’agriculture bio, mais aussi les mesures agro-environnementales.

En parallèle, les scientifiques (en particulier l’INRA) a publié un rapport cette semaine calculant l’impact que les pratiques agricoles  dite « responsables » pouvait avoir sur les gaz à effet de serre. En effet, cette relation entre pratiques agricoles et réchauffement climatique est méconnue du grand public mais il faut savoir que le sol joue un rôle important dans l’absorption des gaz à effet de serre en stockant le carbone capté par les cultures dans le sol sous format solide. Ce qu’on appelle la séquestration carbone. Il est en revanche bien connu du grand public que l’agriculture conventionnelle tend à épuiser les terres, en les appauvrissant en nutriments organiques. Et qui justifiait jusque-là la nécessité de rajouter toutes sortes d’intrants compensatoires.

A l’inverse, les formes d’agricultures « responsables » d’un point de vue environnemental, permettent de restaurer la qualité organique et structurelle du sol, contribuant ainsi démultiplier la capacité de stockage carbone.

L’INRA, donc, calcule que 41% des émissions de gaz à effet de serre liées au secteur agricole pourraient être absorbées, et compenseraient ainsi à hauteur de 6,8% les émissions actuelles de la France. Ainsi, l’agriculture « responsable », et par extension, l’alimentation bio (qui n’est qu’un label rigoureux d’une forme d’agriculture responsable) représente un double enjeu sociétal : améliorer la santé des consommateurs, et accroître la capacité des sols à stocker un gaz à effet de serre bien connu : le dioxyde de carbone.

L’enjeu de l’accroissement du nombre d’exploitations agricoles pratiquant une forme d’agriculture responsable est donc énorme. Cette notion même d’agriculture responsable fait l’objet de nombreux débats dans lesquels cet article ne rentrera pas aujourd’hui, mais fera l’objet d’un article ultérieur. Mais il faut retenir qu’entre nécessité de répondre à la demande du marché et la difficulté des pouvoirs publics à financer les subventions nécessaires, il y a un gap.

Quelles contributions la société civile (et en particulier les ONGs et entreprises sociales) peuvent elle jouer dans ce tableau ? Un prochain article répondra à cette question.

 

Sokha Hin
Sokha Hin is cofounder of OpenTeam. Engaged into creating a more sustainable economy. 10+ years track in innovation and digital startup environment. Discovered the so little-known reality of climate change at COP20, in Lima, Peru, Dec 2014. Engaged as a consequence into raising awarness of citizens worldwide and empowering citizens into concrete action through digital tools and spreading social entrepreneurship. The World can evolve only by providing a collective reponse, up to the stake of climate change.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here