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Début 2011, Angela Merkel y tenait : elle promettait de maintenir en vie les centrales nucléaires plus longtemps que prévu. Mais une catastrophe naturelle a changé la donne. Le 11 mars 2011, la centrale de Fukushima au Japon explose après un tsunami. Le monde prend peur face au risque nucléaire ; les Allemands tout particulièrement.

Après cette catastrophe, la chancelière allemande change d’avis. Angela Merkel annonce la fermeture de tous les réacteurs atomiques du pays avant 2022. Dans les mois qui suivent, les sept plus anciens sont mis à l’arrêt. Deux autres sont définitivement éteints en 2015 puis en 2017.

Aujourd’hui, il ne reste plus que sept réacteurs en activité en Allemagne. La part du nucléaire dans le mix énergétique est passé de 25% en 2010 à 13% l’année dernière.

A partir de 2011, l’Allemagne a eu recours en plus grande quantité au charbon. Sa part dans le total de la production d’électricité a grimpé de 43% en 2010 à 47% trois ans plus tard.

Mais par la suite, cette hausse a été compensée par un vaste développement des énergies renouvelables.

Pour Rana Adib, secrétaire exécutive de l’association REN21, qui soutient le développement des énergies renouvelables, “l’Allemagne a été clairement précurseur et un des pays pionniers dans le développement de l’électricité renouvelable, notamment du solaire photovoltaïque et de l’éolien. Avec une réelle vision, avec l’objectif de développer une industrie de production.”

La part du solaire dans le mix énergétique est passé de 2% en 2010 à 8% en 2018.

Plus spectaculaire, la puissance du vent permet aujourd’hui à l’Allemagne de produire 20% de son électricité, grâce à de nombreuses fermes éoliennes en mer Baltique. C’était seulement 7% en 2010.

Pendant ce temps, la part du charbon est retombée à 37%. C’est beaucoup moins qu’en 2010. Et pour la première fois l’an dernier, l’Allemagne a produit plus d’électricité à partir d’énergies renouvelables qu’avec le très polluant charbon. Cette matière première à bas coût aura servi de ressource-relais le temps que le pays investisse dans les énergies vertes.

Il n’empêche que l’Allemagne utilise encore massivement le charbon et reste le plus gros émetteur de dioxyde de carbone en Europe. 

“Quand on regarde notamment les secteurs de la chaleur, des transports et de l’industrie, explique Rana Adib, il y a du chemin à faire. L’Allemagne a besoin de reproduire ce bel exemple qui existe dans le secteur de l’électricité dans les autres secteurs.”

Des manifestations anti-charbon ont d’ailleurs débuté ce mercredi 19 juin autour de l’une des plus grandes mines du pays, dans la Ruhr.

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Sokha Hin
Sokha Hin is cofounder of OpenTeam. Engaged into creating a more sustainable economy. 10+ years track in innovation and digital startup environment. Discovered the so little-known reality of climate change at COP20, in Lima, Peru, Dec 2014. Engaged as a consequence into raising awarness of citizens worldwide and empowering citizens into concrete action through digital tools and spreading social entrepreneurship. The World can evolve only by providing a collective reponse, up to the stake of climate change.

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