This post was originally published on this site
https://img.20mn.fr/HNh1Uf4zQQSqiFHfAl7mBQ/830x532_pouteilles-75cl-concernees.jpg

Ce sont les bouteilles de 75 cl qui seront concernées. — Moulins d’Ascq

  • La brasserie Moulins d’Ascq va tester les bouteilles en verre consignées.
  • L’expérimentation va durer quatre mois et pourrait être pérennisée.
  • Rare dans les Hauts-de-France, cette pratique est répandue en Alsace.

Une bouteille en verre a davantage de vies qu’un chat. A partir de la mi-juillet, la brasserie Moulins d’Ascq, installée à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord, va tester la bouteille consignée. Une annonce qui intervient à la veille de l’installation par la secrétaire d’Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, d’un comité de pilotage chargé de définir les modalités de mise en œuvre de la consigne en France.

« Une filière à réinventer dans les Hauts-de-France »

Pour la brasserie nordiste, ce n’est pas un retour en arrière, mais un bond en avant : « Nous fêtons nos 20 ans cette année et, de fait, nous n’avions jamais utilisé le principe de la consigne qui a largement décliné dans les années 1980-1990 », explique Fanny Goineau, chargée de projet consigne chez Moulins d’Ascq. Pour autant, cette pratique n’avait pas totalement disparu. « En Alsace, la brasserie Meteor n’a jamais cessé la consigne. Dans la région, il y a Castelain », assure-t-elle. Mais les cas sont rares et c’est toute une filière qui est à réinventer dans les Hauts-de-France.

Le bio, l’écologie, c’était déjà le créneau de Moulins d’Ascq. « Il nous semblait aussi logique de travailler sur les emballages. Plusieurs études ont montré que la consigne était viable écologiquement, notamment en utilisant près de 33 % d’eau en moins que pour du recyclage », assure Fanny Goineau.

Chez Meteor, en Alsace, le système est bien rodé et la brasserie possède sa propre chaîne de lavage des bouteilles. « Ce sont des machines qui coûtent cher, environ un million d’euros pour une chaîne complète. Pour la région, nous envisageons plutôt d’utiliser une laveuse mutualisée avec d’autres petites et moyennes brasseries », poursuit la chargée de projet. Mais cette laveuse mutualisée n’existe pas encore, alors les bouteilles consignées de Moulins d’Ascq seront envoyées ailleurs.

Des bouteilles réutilisables entre 20 et 50 fois

Le test va durer quatre mois. Les clients devront faire la démarche de rapporter leurs bouteilles dans l’un des quinze points de vente. Moulins d’Ascq s’est fixé un objectif à 5.000 consignes pour que le test soit concluant. « Pour une mise en place définitive, nous devrons étudier la faisabilité, le taux de retour et surtout, l’adhésion des clients », reconnaît Fanny Goineau. Parce qu’il n’est pas prévu, du moins pour l’instant, de mettre en place la carotte financière, fixée à 20 centimes par bouteille par le gouvernement.

Economiquement, la consigne peut aussi valoir le coup. « Surtout pour les petites et moyennes brasseries qui paient plus cher leurs bouteilles. Selon les fabriquant, il est possible de réutiliser un contenant consigné entre 20 et 50 fois », précise Fanny Goineau. Seront uniquement concernées les bouteilles de 75 cl soit 600.000 du million de bouteilles produites chaque année par Moulins d’Ascq.

Planète

Bordeaux: Une nouvelle entreprise veut récupérer le verre au domicile des habitants

Planète

Strasbourg : Une brasserie artisanale investit pour laver elle-même et réutiliser ses bouteilles de bière

97 partages
Sokha Hin
Sokha Hin is cofounder of OpenTeam. Engaged into creating a more sustainable economy. 10+ years track in innovation and digital startup environment. Discovered the so little-known reality of climate change at COP20, in Lima, Peru, Dec 2014. Engaged as a consequence into raising awarness of citizens worldwide and empowering citizens into concrete action through digital tools and spreading social entrepreneurship. The World can evolve only by providing a collective reponse, up to the stake of climate change.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here