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En battant le record du monde de la plongée la plus profonde, à près de 10 928 mètres sous la surface de l’océan Pacifique, mercredi 1er mai, l’explorateur Victor Vescovo a fait une triste découverte. Au fond des abysses gisait ce que l’équipe d’exploration a identifié comme deux emballages en plastique. La vidéo s’est rapidement diffusée sur les réseaux sociaux. En observant les images, Delphine Thibaut, océanographe à l’université d’Aix-Marseille jointe par franceinfo, se désole : “On s’y attendait, malheureusement c’est notre réalité. Il n’y a pas de raisons qu’il n’y en ait pas partout, même dans d’autres endroits encore plus éloignés des côtes.” 

On va être offusqué de voir des bidons flotter sur des océans mais à côté de ça, il y a plein de plastique qu’on ne voit absolument pas.

Delphine Thibaut

océanographe

En 2017, on estimait qu’entre 8 et 12 millions de tonnes de plastique finissaient dans l’océan chaque année. “Une fois que les plastiques sont dans les océans, ils vont se fragmenter pour la plupart, explique Delphine Thibaut. Ceux qui sont plus lourds que l’eau de mer – on dit ‘plus denses’ – vont pouvoir couler. Mais les sacs plastique, ça va flotter. Après, à partir d’un gros sac plastique, on va avoir plein plein plein de petites particules.”

Effectivement, en surface, la dégradation du plastique est facilitée par les mouvements et les éléments. Mais dans les grandes profondeurs, cette désagrégation est plus lente. “Il y a certaines bactéries qui peuvent dégrader le plastique, reprend l’océanographe. Mais s’il n’est pas déplacé par les vagues comme en surface où là, l’action mécanique peut le casser en petits morceaux, une fois qu’il est au fond de l’océan, il va falloir que les particules qui composent ce plastique se décomposent. Cela prendra certainement plusieurs dizaines, voire centaines d’années”, pronostique Delphine Thibaut. 

Cette pollution visible ne représente qu’une partie de la pollution plastique des océans. “On parlait des microplastiques et même, maintenant, on parle des nanoplastiques, qui sont encore une taille en dessous”, précise la chercheuse. Victor Vescovo, l’explorateur à l’origine de la découverte, s’est dit lui-même très déçu “de voir ces traces de contamination humaine dans le point le plus profond de l’océan”.

Sokha Hin
Sokha Hin is cofounder of OpenTeam. Engaged into creating a more sustainable economy. 10+ years track in innovation and digital startup environment. Discovered the so little-known reality of climate change at COP20, in Lima, Peru, Dec 2014. Engaged as a consequence into raising awarness of citizens worldwide and empowering citizens into concrete action through digital tools and spreading social entrepreneurship. The World can evolve only by providing a collective reponse, up to the stake of climate change.

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